L'apport de l'ancrage squelettique en orthodontie

Historique

Tout traitement orthodontique nécessite ancrage. Pendant longtemps, les moyens d’ancrage à disposition de l’orthodontie furent limités à l’ancrage intra-buccal, utilisant le plus grand nombre possible de dents dans l’entité d’ancrage.

Limites des dispositifs classiques

Lorsque la capacité d’ancrage intra-buccale était dépassée par les besoins d’un traitement plus complexe, l’orthodontie avait recours à un ancrage extra-buccal, sous la forme de bandeau et d’arcs.
Cependant, le risque de mobilisation des unités d’ancrage est fréquent. Il n’est pas rare pour l’orthodontiste de passer plus de temps à la correction des effets secondaires du traitement qu’au traitement lui-même.

Les méthodes

L’application des principes de l’ostéointégration à l’orthodontie a permis l’utilisation des implants comme pilier d’ancrage pour tracter des dents ou un groupe de dents. Ainsi, l’orthodontie se sert des implants comme ancrage squelettique pour repositionner des dents, modifier les arcades dentaires dans leur forme et leur rapport.
Plusieurs méthodes ont été proposées pour réaliser des mouvements orthodontiques complexes et pour lutter contre les mouvements secondaires indésirables des unités d’ancrage :
a. l’ancrage supplémentaire intra-buccal et/ou extra-buccal
b. l’ancrage squelettique.

a. L'ancrage supplémentaire intra-oral et/ou extra-oral

L'ancrage intra-oral supplémentaire consiste à associer davantage de dents, cependant le nombre de dents résiduelles à disposition est souvent limité. L'ancrage extra-oral consiste à prendre un appui crânien occipital ou cervical par l'intermédiaire de masques et de bandeaux. Le but est de renforcer la faiblesse de l'ancrage intra-buccal. Il développe des forces considérables, susceptibles de mettre en péril l'intégrité des unités dentaires et de leur parodonte. Il est mal accepté par les patients pour des raisons professionnelles ou sociales. En effet, ces appareils doivent être portés 12 à 18 heures par jour durant des périodes de 6 à 24 mois, ils nécessitent une coopération

b. l'ancrage squelettique

L'ancrage squelettique constitue une alternative aux ancrages conventionnels, il utilise les implants ostéointégrés à la place des dents.

Suite > L'ancrage squelettique : un dispositif idéal pour l'orthodontiste

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