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L'apport de l'ancrage squelettique en orthodontie

Les implants à ancrage squelettique

Pour remplacer définitivement l’ancrage conventionnel, l’implant à ancrage squelettique doit répondre à un cahier des charges précis.

Cahier des charges

  • biocompatibilité
  • facilité de pose et dépose sous anesthésie locale
  • taille réduite permettant une insertion en de multiples sites de la cavité buccale, pour répondre aux besoins thérapeutiques et aux types de mouvements désirés
  • tête compatible avec les systèmes de traction orthodontique
  • maintien de la stabilité durant tout le temps de traitement
  • résistance aux forces orthodontiques dans les différents plans de l’espace
  • prix accessible

 

Sites d’insertion et positionnement

L'insertion des mini-vis nécessite le respect des structures anatomiques adjacentes et l'intégrité des dents.
Toute zone de gencive non attachée doit être évitée afin d’empêcher une inflammation post-opératoire de la muqueuse péri-implantaire. Cela laisse un choix presque illimité au positionnement des mini-vis.
Au maxillaire, le choix des sites receveurs s’étend depuis l’épine nasale antérieure jusqu’au palais osseux, passant par la région infra-zygomatique et contournant la région rétro-molaire.
À la mandibule, les sites de choix sont la région symphysaire, les zones rétromolaires et le procès alvéolaire.

Le positionnement est réalisé en fonction de plusieurs facteurs :
– le plan de traitement orthodontique
– le type de mouvement souhaité
– la proximité des structures adjacentes (nerf mandibulaire, sinus maxillaire…)
– la quantité et la qualité de l’os
– l’inclinaison et la proximité des racines.

La position des vis est déterminée après une étude radiographique précise menée à partir de clichés rétro-alvéolaires et panoramiques.

Préparation du site implantaire

La préparation du site se fait :
– soit directement avec le mini-implant auto-taraudant
– soit avec un foret pilote de diamètre inférieur au diamètre de la vis de 0,2- 0,3 mm

Dans un os normal, le placement direct de la vis sans foret permet d’augmenter la stabilité primaire de la vis.
En présence d’un os cortical dense et épais, le passage du forêt pilote sur 2 à 3 mm est conseillé. Il prévient l’écrasement de l’apex de l’implant avec l’os cortical de grande dureté. Après perforation de l’os cortical, le forage est poursuivi manuellement ou à faible vitesse.

Délai de mise en charge

Les contraintes exercées sur les implants prothétiques et les mini-implants orthodontiques sont différentes.
Les implants dentaires sont soumis à des forces discontinues et répétées, d’intensité et de direction variables ; elles peuvent atteindre 220 N (environ 22 kg). Ces contraintes ne sont pas uniformes, elles peuvent dépasser les seuils physiologiques tolérés par le tissu osseux.
Les mini-implants reçoivent de faibles contraintes, de l’ordre de 0,2 à 3 N (environ 20 à 300 g). Leur intensité est contrôlée, continue et unidirectionnelle. Ces contraintes ne dépassent pas la capacité de résistance de l’interface os/implant. Elles induisent en général une réaction physiologique de densification osseuse.

Pour des implants dentaires posés dans un but orthodontique, un délai de mise de charge de 4 à 5 mois a été proposé. Le but était d’obtenir une ostéointégration avant de les soumettre à des forces orthodontiques.
Pour les mini-vis, un délai de mise en charge de 4 à 5 semaines a été proposé.
Cependant une mise en charge immédiate est possible quand une stabilité primaire satisfaisante est achevée.

Suite > Avantages et inconvénients

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