REPOSITIONNEMENT DU LAMBEAU

La cicatrisation des tissus mous dépend de la précision du repositionnement du lambeau et des sutures des berges de la plaie.

Une cicatrisation de première intention est recherchée, surtout au niveau des incisions marginales et de décharge. À la fin de la suture, les berges de l'incision doivent être aussi intimement que possible en contact l'une avec l'autre

Avant le repositionnement du lambeau, le site chirurgical est nettoyé à l'aide de sérum physiologique. Une compresse imbibée de sérum physiologique est appliquée sur la face interne du lambeau, elle empêche sa déshydratation.

Le repositionnement passif du lambeau est vérifié avant la mise en place des sutures. Dans le cas où il ne s'adapte pas passivement, par exemple pour des implants enfouis, une incision supplémentaire du périoste, en direction horizontale et apicale, est réalisée. Elle augmente la mobilité du lambeau et améliore son adaptation au site chirurgical. Elle doit être faite avec précaution à cause du risque de réduction de la vascularisation du lambeau.

Après le repositionnement du lambeau, une pression digitale est exercée durant 1 à 2 minutes pour favoriser l'hémostase. On ne laissera qu'un mince de caillot de fibrine s'interposer entre le lambeau et la surface osseuse. Ce caillot mince participe à la stabilisation du lambeau lorsque des contraintes sont exercées et favorise la cicatrisation de première intention.

Le rôle des sutures n'est pas de forcer le rapprochement des lèvres de l'incision mais de les maintenir au contact étroit l'une de l'autre pendant toute la durée de la phase de cicatrisation.



10 - Suture